Parcours des registres journaliers - évolution codicologique

Evolution codicologique

Reliures. Les premiers registres sont reliés d’une simple couverture de vélin avec rabat et nouettes permettant de maintenir le corps d’ouvrage. Par la suite, la reliure est couverte de papier vert et d’une pièce de titre en cuir rouge, sur le plat supérieur et le dos. Certains des registres portant dans les coins des plats l’écu fleurdelysé, ont été grattés pendant la Révolution. Certaines reliures ont malheureusement été remplacées par une reliure moderne.


Formats. Les registres sont majoritairement des folios, plus rarement des quartos.

Pages. Les archives comptables permettent d’avancer que les comédiens achetaient les feuillets de papier puis les faisaient relier, une fois le registre constitué. Néanmoins il est probable que l’opération de reliure devait intervenir avant qu’ils ne commencent à remplir le registre : en effet, de nombreux feuillets vierges peuvent suivre les pages manuscrites, sans raison apparente. Il est peu probable qu’ils les eussent laissées si la reliure avait été faite a posteriori. Par souci d’économie, ces pages « en trop » n’ont pas été numérisées.

Chaque registre comprend une page de titre indiquant « Registre des comédiens ordinaires du Roy », suivi de la saison théâtrale, ainsi qu’une adresse d’impression. L’écu royal est apposé sur cette page.


Les registres présentent la caractéristique commune d’aborder l’information sous l’angle journalier : à chaque page correspond une date et une séance théâtrale dont les caractéristiques sont consignées au recto du feuillet. Sur le verso du feuillet précédent peuvent figurer des informations variables : composition de la troupe et répartition des parts pour leur rémunération, précisions sur les conditions de la représentation ou frais afférents à la séance.

Le recto des pages donnant les informations relatives à la séance, présente le plus souvent un formulaire imprimé comprenant : une amorce de date, les catégories de billets, la recette, les frais, la valeur de la part. Ce « formulaire » varie au fil du temps, en fonction des modification de l’architecture des salles, de la création de nouveau types de places et d’une complexité croissante du système de tarification. Le contenu également se ramifie en plusieurs séries de registres au XVIIIe siècle, les recettes étant séparées des dépenses qui font l’objet d’une autre série de registres.

Agathe Sanjuan

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